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2008/1/16

~Spirit Wood~

La naissance du coureur des bois* Rose rouge

L’année 1653 ramena tout de même l’espoir. On vit alors apparaître un phénomène nouveau, à savoir la « course des bois », au moment où, pour la première fois, de jeunes gens allèrent cueillir les fourrures auprès des peuples autochtones. Cette aventure allait donner naissance au fameux coureur des bois dont la présence se généralisa au milieu de la décennie 1660. Dorénavant, les Français se rendront en canot dans les « Pays d’en Haut » y chercher les fourrures nécessaires à la traite

La vie des coureurs de bois avait de grands charmes mais aussi de grands risques. Il s’agissait d’hommes vigoureux, résistants à la fatigue, débrouillards, amoureux de la nature puisqu'ils en dépendaient quotidiennement, intégrés parfaitement à la géographie nord-américaine et à sa population autochtone. Des hommes habitués au franc-parler et dotés d'un caractère indépendant.

"Les coureurs de bois apprennent la vie en forêt des Premières nations. On leur apprend à manœuvrer les canots, à chasser et à utiliser des raquettes. Les canots sont faits d'écorce de bouleau de la façon apprise des Autochtones. Ils s'habillent dans des vêtements semblables et mangent la même nourriture . Un repas typique comprend du pemmican, de la viande de chevreuil et du maïs et des pois séchés

Les coureurs de bois parcourent de longues distances. Ils quittent leur domicile au printemps avec leurs canots remplis à craquer de provisions et de produits à échanger. Ils voyagent de la rivière des Outaouais au lac Huron. De là, ils rament à raison de 12 heures par jour pendant un autre mois pour arriver à destination. Certains coureurs de bois voyagent sur des distances aussi longues que 2 000 kilomètres ou plus de la maison.

Ils ont besoin les uns des autres pour manœuvrer les pagaies, établir les abris et faire le guet des ennemis la nuit. Ils doivent aussi trouver leur propre nourriture. Ils s'adonnent à la chasse et à la pêche tout au long du parcours.

Il s'agit aussi d'un travail difficile. Le coureur de bois doit souvent faire du portage avec son canot. À l'été, les moustiques et d'autres insectes les incommodent. Ils doivent accrocher leur nourriture très haut loin de la portée des animaux. À l'hiver, ils doivent se tenir au chaud la nuit. Ils creusent des trous dans la neige et les tapissent de branches de cèdres. Il y avait tellement d'insectes dans la forêt qu'un homme pouvait en devenir fou. Les coureurs de bois ont vite appris des autochtones comment les garder à distance. Ils utilisaient des plantes telles les feuilles de laurier et la sanguinaire, ainsi que les graisses animales et même de l'huile de poisson."

Parmi les coureurs des bois connus, citons étienne brulé,louis joliet, medard des grosseiliers et pierre esprit radisson,jean nicolet,guilaume couture,jacques de nayon et la vérandrye."

Depuis les débuts de la Nouvelle-France jusque dans les premières décennies du XIXe siècle, le commerce des fourrures a été en quelque sorte «le sang» qui a assuré la vie économique de la colonie française, puis britannique. Successivement les métropoles de la France et de l'Angleterre ont édifié un véritable empire sur un immense territoire couvrant le territoire de la Nouvelle-France tant au nord des Grands Lacs jusqu’à la baie d’Hudson, qu’au sud jusqu’au golfe du Mexique.

 La traite des fourrures est sans contredit l’activité qui assura la fondation et la survie de la Nouvelle-France. Pilier de la colonie, ce commerce ne reposait guère sur une économie monétaire, mais sur un système de troc impliquant, d’une part, des nations autochtones et, d’autre part, les colonisateurs européens. Aucune pièce de monnaie n’étant échangée, les Amérindiens fournissaient peaux et fourrures aux Français qui, en retour, leur donnaient des objets de fabrication européenne tels que des marmites et des couvertures de laine.

 la fin des coureurs des bois * Rose flétrie

Même s’il contribua à l’expansion territoriale de l’empire, le coureur des bois tomba rapidement en disgrâce : on l’accusait notamment de mener une vie de débauche et de négliger le travail de la terre. Afin de contrôler le nombre de coureurs des bois, les autorités eurent recours à un système de congé accordant la permission de quitter la vallée du Saint-Laurent pour pratiquer la traite. Mais le nombre de congés étant limité, seuls certains coureurs des bois purent travailler en toute légalité. Vers 1680, ces derniers revendiquèrent le titre de voyageur pour se démarquer des coureurs des bois désormais illégaux.

 De coureur des bois à voyageur* Lune

À la fin du 17e siècle, le terme voyageur s’appliquait donc aux anciens coureurs des bois devenus de petits commerçants qui mettaient leur expertise au service des marchands afin de mener les expéditions financées par ces derniers. Avec le temps, l’expression vint cependant à désigner les engagés de la traite des fourrures, salariés qui firent leur apparition vers 1680. En retour d’un salaire spécifié dans un contrat d’embauche, ces jeunes hommes étaient embauchés pour manœuvrer de longs canots faits avec l’écorce du bouleau dans le but d’approvisionner les postes de traite et de rapporter les fourrures dans la colonie.

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Le sage est comme un enfant qui se tiendrait sur les hauteurs d'une montagne,
Et jouerait avec le soleil et les orages en riant.
Tous les pouvoirs lui sont donnés.
Il invente un nouveau langage, dialogue avec le vent,
Crée de nouveaux univers, parle avec ses rêves,
Mime le vol d'un oiseau ou la démarche burlesque de l'ours.
Il se moque de ses propres angoisses.
Il observe ses émotions, ses sensations,
Comme on observe les fleurs d'un jardin.
Il habite un nuage doré où la mort ne pénètre pas.~                                             


Sagesse Amérindienne

2008/1/5

~Spirit Voie~

La voie/Chant. Lune

La légende navajo raconte que c'est le " Peuple Sacré " les représentants du monde des Esprits qui ont enseigné ces cérémonies aux hommes-médecine. A travers la plupart des mythes dont sont issues les Voies, le héros se voit confier par les Etres Sacrés le traitement en relation avec l'histoire et les maux dont il souffre. A celui-ci, les dieux enseignent le " traitement " : les prières, les chants, les rites ; déroulant des peaux de bêtes qui portent des peintures, ils demandent au garçon d'en mémoriser les dessins, les couleurs (. les peintures devront être réalisées avec des poudres de roches issues du Canyon de Chelly pour le jaune, du Grand Canyon pour le rouge, (Voie de la grêle). Il est chargé d'en faire bénéficier les êtres humains des " quatre coins ".

Dans  « Homme-médecine et peintre de sable navajo : Hosteen Klah » , Franc Newcomb décrit de nombreuses cérémonies de guérison auxquelles elle a pu participer avec Hosteen Klah. On y apprend que certaines cérémonies rituelles de guérison peuvent durer des jours selon la gravité du malade et la Voie utilisée, jusqu'à cinq, voir dix jours . La formation de Hosteen Klah dura plus de 25 ans avant qu'il ne reçoive en 1995 seulement les pleins pouvoirs et le statut d'homme-médecine. Les chants sont souvent si compliqués que la plupart des medecin-man n'en connaissent très souvent que deux ou trois.

Les cérémonies de guérison navajo sont constituées de nombreux CHANTS traditionnels, mélopées, danses, peintures rituelles, prières sacrées, que l'on appelle les VOIES, comme la " Voie de la Bénédiction " ou encore la " Voie de la grêle " Elles doivent être exécutées à la perfection pour être performantes. Certaines Voies sont à jamais éteintes, mais certaines comme la " Voie de la Bénédiction " sont encore de nos jours célébrées et utilisées par des hommes-médecine dans le cadre de cérémonies sacrées et secrètes " Beaucoup de cérémonies en sont issues directement ou en découlent (rites de puberté) et plusieurs Chants possèdent des parties en commun avec cette Voie, " poutre maîtresse de la maison des chants. »

Chaque Chant ou Voie possède son propre mini-panthéon et révèle un aspect de l'Histoire Originelle. Chaque Chant " est associé à un mythe particulier qui raconte son origine, ainsi que les aventures du héros ou de l'héroïne qui l'a reçu des Dieux. " Ainsi, un chant se rattache et fait essentiellement référence à son mythe originel mais ce dernier ne détermine pas pour autant exclusivement la cérémonie.

  

Les cérémonies navajo sont centrées sur le maintien de l'harmonie, l' " hozho " comme dans la " Voie de la Bénédiction " célébrée à l'occasion de la naissance d'un enfant, de la puberté d'une jeune fille ou de l'installation d'un nouveau hogan. Elles servent le plus souvent à guérir une personne malade physiquement ou mentalement, ou bien ayant été ensorcelée. Selon les symptômes du malade, l'homme-médecine exécute la VOIE la plus appropriée. La cérémonie du Chant de la Main-Tremblante, le plus souvent pratiquée par des femmes-médecine qui rentrent dans une sorte de transe, sert à deviner la nature du mal et à diagnostiquer le remède à appliquer. La véritable signification de chacune des Voies et le facteur qui détermine le choix de telle ou telle pour guérir une ..  Les symptômes pour lesquels un chant particulier est prescrit ont un rapport plus ou moins étroit avec le mythe qu'il illustre.

Il existerait plus de 50 Chants ou Voies, chacun(e) permettant de guérir certains types de maladie...

Un exemple la voie de la nuit :

La Voie de la Nuit ou " Yeibichai " est un chant de neuf jours  Lune.

Rites de purification : Le premier jour une petite peinture de sable est réalisée. Elle représente les quatre montagnes sacrées. Le hogan cérémoniel est béni avec de la farine de maïs sacrée ; le malade prend un bain de vapeur rituel (loge de sudation cérémonielle). Puis les assistants du medecin man massent le malade avec leurs baguettes de prière. Pendant ses rites de purification, les assistants du medecin man incarnent des divinités et se transforment en " instruments des dieux ". Ils ne cessent de hurler et gesticuler pour libérer le patient de sa maladie. Ce rituel est propre à la Voie de la Nuit.

Rites d'évocation : fabrication de bâtonnets de prière objets sacrés. Pendant toute la durée de ces étapes, des mélopées sont chantées et ponctuent les rites. Ces bâtonnets sont des offrandes destinées aux dieux.

Le soir de la quatrième nuit, les hommes veillent les divinités qui doivent partager un repas traditionnel navajo. Les masques sont béni par le patient avec du pollen. Des mélopées sont chantées jusqu'à l'aube. Le medecin man appelle les dieux à venir en secouant les masques rituels. A la suite de cette étape, de nombreuses forces bénéfiques ont été évoquées et vont favoriser sa guérison.  

Quatre jours suivants : identification et transformation :Bain de rituel, offrande de bâtonnets de prière, rite dans la loge de sudation, séance de fumigation, prière du medecin man. Une peinture de sable appelée " L'Image-de-l'endroit-qui-Tremble " est réalisée.

Neuvième et dernière nuit : récapitulation et libération du patient .

Le chant de la nuit (extraits)

Dans la maison faite d’aurore
Dans la maison faite de crépuscule
Dans la maison faite de sombres nuages
Dans la maison faite de pluie mâle
Dans la maison faite de sombre brouillard
Dans la maison faite de pluie femelle
Dans la maison faite de pollen
Dans la maison faite de sauterelles

Quand le sombre brouillard barre la porte
Le chemin pour le traverser se trouve dans l’arc-en-ciel
Quand les éclairs zigzaguent sur le faîte
Quand la violente pluie bat les cimes
Oh, mâle divinité !

Avec tes mocassins de nuage sombre, viens à nous
Avec tes jambières de nuage sombre, viens à nous
Avec ta chemise de nuage sombre, viens à nous
Avec ta coiffe de nuage sombre, viens à nous
Avec ton esprit enveloppé de nuage sombre, viens à nous
Avec le sombre tonnerre au-dessus de toi, élance-toi vers nous……

Avec l’arc-en-ciel accroché à la voûte au-dessus de ta tête, élance-toi vers nous
Avec l’obscurité lointaine faite de sombres nuages au bout de tes ailes, élance-toi vers nous
Avec l’obscurité de la terre, viens à nous

Je t’ai offert le sacrifice rituel
J’ai préparé le pollen pour toi.

Fasse que mes pieds se rétablissent
Fasse que mes membres se rétablissent
Fasse que mon corps se rétablisse
Fasse que mon esprit se rétablisse
Fasse que ma voix se rétablisse

Avec joie, je me rétablis
Avec joie, mon intérieur s’apaise
Avec joie, mes membres retrouvent leur force
Avec joie, ma tête devient calme
Avec joie, j’entends à nouveau
Avec joie, je marche


Insensible à la douleur, je marche
La lumière en moi, je marche
Sentant la vie, je marche.

Dans la beauté, je marche
Avec la beauté devant moi, je marche
Avec la beauté derrière moi, je marche
Avec la beauté au-dessus de moi, je marche
Avec la beauté au-dessous de moi, je marche
Avec la beauté tout autour de moi, je marche

Tout est fini dans la plénitude
Tout est fini dans la plénitude